Au tribunal militaire de Yaoundé, le sous-lieutenant de l’armée de terre Martin Ignace Atangana est à la barre. Il est accusé de détournement d’un bon de matériel de construction d’une valeur de 5 millions de FCFA. La plaignante n’est autre que Mme Nkoulou Bernadette, épouse l’ex-ministre Edgard Alain Mebe Ngo’o.

L’hebdomadaire Kalara paru ce 24 septembre 2019, fait un zoom sur cette affaire, dont la prochaine audience est prévue le 2 octobre 2019. Elle permettra de délibéré sur la culpabilité ou non du militaire.

Les faits sont relatés par le commissaire du gouvernement au cours de l’audience du 4 septembre dernier. Le mis en cause est en faction à la résidence privée de l’ancien ministre au quartier Odza à Yaoundé, au moment des faits. En février 2017.

Une affaire de dévis

Il est chargé par la plaignante de soumettre le devis estimatif de matériaux de construction à l’appréciation de l’entreprise de construction Fokou. Le dévis d’une valeur de 200 millions de FCFA est établi par un entrepreneur. Le matériel est destiné à la construction d’un appartement de Mme Mebe Ngo’o.

«C’est à la suite de cette expertise que la plaignante devait effectuer les achats inscrits dans le devis. Le lendemain, un bon de matériel d’une valeur de 5 millions de FCFA a été remis à M. Atangana. Mais ce dernier ne l’avait pas remis à la plaignante», précise notre confrère.

Quelques jours plus tard, le militaire est interpellé et gardé à vue à la direction de la Sécurité militaire de Yaoundé. Il y passera quatre jours, avant d’être transféré à la compagnie de gendarmerie de Yaoundé 3. Le mis en cause qui comparait désormais libre, a plaidé non coupable. Il estime que le bon de matériel remis par l’entreprise Fokou lui était destiné.

Avantage de service ?

«L’accusé indique que ce n’était pas la première fois qu’il bénéficiait d’un tel avantage. Il a rendu compte à Mme Mebe Ngo’o qui s’est offusquée de n’avoir jamais été informée», lit-on. Ce matériel qu’il considère comme un don de Fokou, le militaire l’a utilisé pour les travaux de construction de sa maison.

Pour le parquet, l’accusé doit être reconnu coupable d’accaparement d’un avantage qui ne lui revenait pas. Il soutient que le fait pour l’homme en tenue d’avoir entamé la construction de sa maison avec le matériel litigieux, le rend coupable des accusations portées à son encontre.

Depuis le début de la procédure, le mis en cause a déjà versé à greffe du Tribunal militaire la somme de 4 millions de FCFA en guise de remboursement. Son avocat demande que cet argent soit restitué au militaire, soutenant qu’il est innocent.

Source: camerounweb.com

Les articles les plus lus en ce moment:

Donnez une note à note site:

Les notes du site:

4.4
4,4 rating
4.4 out of 5 stars (based on 80 reviews)
Excellent75%
Very good9%
Average5%
Poor4%
Terrible7%

Partagez avec vos amis

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here