A travers le décret 043 signé du 5 février 2019, le chef de l’État accorde une délégation permanente de signature au secrétaire générale de la présidence de la République (Sg/Prc). Si cet acte est perçu comme leurre pour certains Camerounais, d’autres y voient en une passation de gré à gré du pouvoir au Palais de l’Unité.

Ça jase sur Ferdinand Ngoh Ngoh depuis qu’un document en circulation sur la toile atteste que le président Paul Biya par décret n°043 signé du 5 février 2019 accorde délégation permanente de signature au secrétaire général de la présidence de la République (Sg/Prc).

Même si les experts s’accordent à dire qu’une délégation permanente de signature est un acte juridique par lequel une délégation de signature est un acte juridique par lequel une autorité (le déléguant) délègue non pas ses pouvoirs, mais la faculté de signer des documents et actes énumérés strictement dans la délégation à une tierce personne (le délégataire), de nombreux Camerounais pensent qu’au Palais de l’Unité se déroule une passation de gré à gré du pouvoir.

Ainsi, Ferdinand Ngoh Ngoh, proche de la première dame Chantal Biya est perçu comme le dauphin, le potentiel successeur ou encore celui qui dirige réellement le Cameroun. Au moment où les batailles de succession du chef de l’État sont ouvertes, de nombreux observateurs pensent que le Sg/Prc serait bien parti pour succéder à Paul Biya.

Cependant, de nombreux observateurs restent prudents et voient plutôt un piège tendu par le chef de l’État à son plus proche collaborateur qui traine de nombreuses casseroles, notamment les scandales de la Coupe d’Afrique des Nations 2019.

Les partisans de cette thèse s’appuient sur les prédécesseurs de Ferdinand Ngoh Ngoh notamment Titus Edzoa, Jean Marie Atangana Mebara ou encore Marafa Hamidou Yaya, pour ne citer que ceux là. Les trois personnalités ont bénéficié de cette même délégation permanente de signature et ont terminé leurs course en prison. Car dit-on elles auront fait un usage excessif en se croyant Khalife à la place du Khalife.

Il faut préciser que jusque là seul titus Edzoa aujourd’hui en liberté après 17 ans de prison avait rendu public le décret lui accordant la même prérogative du chef de l’État, du temps où il était secrétaire général de la présidence de la République. Le texte signé le 04 août 1994 est publié en fac-similé dans son ouvrage intitulé « Cameroun, combat pour mon pays », publié en juin 2018 n’existe pas de traces d’un tel pouvoir accorder à ses prédécesseurs à ses autres successeurs.

Dans le cadre de cette délégation de signature, Titus Edzoa, ex-Sg/prc pouvait prendre des actes réglementaires ou individuels concernant ( l’article 2 du décret) : « l’intégration, l’abaissement de classe, de grade ou la revocation ainsi que la mise à la retraite des fonctionnaires de la Sûreté nationale ;
la nomination jusqu’aux fonctions de directeur adjoint à la présidence de la République, la publication au journal officiel lorsqu’elle réquiert l’intervention préalable d’une décision présidentielle l’ordonnant ». le texte précisait également que dans le cadre de cette délégation permanente de signature, Titus Edzoa devait « discriminer » « lui-même les affaires qu’il estime opportun de réserver à la signature du président de la République ».

Source: africtelegraph.com

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