Après la CAN à sucre 2019 qui s’est transformée canne amère, la CAN 2021 devient la CAN judiciaire. L’État du Cameroun et l’entreprise italienne Piccini se sont très souvent brouillés sur le terrain du financement. L’adjudicataire du marché accusant le maître d’ouvrage de ne pas fournir les moyens nécessaires pour faire avancer les travaux. Ce dernier a fini par rompre unilatéralement le contrat. Et voilà ce qui va entraîner un glissement judiciaire.

En effet, l’entreprise italienne Gruppo Piccini a été dépossédé du marché de construction du Complexe sportif de Yaoundé-Olembe ce vendredi 29 novembre. Ainsi en a décidé Narcisse Mouelle Kombi, ministre camerounais en charge des sports et de l’éducation physique.

Juste au lendemain de la rupture de son contrat, l’entreprise italienne Gruppo Piccini menace d’aller en justice si elle n’est pas rétablie dans son « droit ».Dans un communiqué de presse, le groupe Piccini conteste vigoureusement la résiliation de son contrat avec l’Etat du Cameroun, dans le marché relatif à la construction du Complexe Sportif d’Olembe (Yaoundé), sensé accueillir le match d’ouverture et la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2021.
« A défaut d’une annulation de cette décision dans les 72H, Gruppo Piccini fera valoir ses droits et entamera les procédures pour protéger ses intérêts sur le plan national et international », a écrit Dr Makonnen Asmaron. Le président de l’entreprise italienne redoute un “complot” entre le ministre camerounais des Sports et l’entreprise engagée pour achever la construction dudit Complexe.

« Il importe de noter que l’entreprise appelée à remplacer Piccini a été désignée bien avant la notification de la décision contestable de résiliation. Il s’agit de l’entreprise canadienne Magil expressément mentionnée dans ladite décision », fait remarquer le patron de Piccini qui se dit prêt à traduire l’Etat du Cameroun en justice. « Il est de notre juste et légitime devoir, de communiquer que cette décision du ministre des Sports et de l’Education Physique est un acte administratif susceptible de tout recours approprié », rappelle Dr. Makonnen Asmaron.

Les jours qui suivent pourraient être encore plus agités sur ce chantier dont le premier chef de projet avait déjà démissionné il y a un peu plus d’un an, en dénonçant des pressions qu’il recevait de fonctionnaires réclamant des pots-de-vin. Ce qui avait contribué à retarder les travaux de ce complexe devant livrer à terme un stade de football annoncé comme devant porter le nom du chef de l’Etat Paul Biya.

Mais les retards accusés dans la construction des infrastructures programmées pour cette compétition, ont conduit au « glissement » de la CAN de 2019 à 2021. Décision prise il y a un an exactement, soit le 30 novembre 2018. Du coup, les travaux se sont arrêtés pendant près de huit mois, pour cause de « manque de moyens financiers ».

Alors que l’entreprise rassure que « que les travaux se poursuivent sur le site » d’Olembe, son contrat est résilié par le ministre qui constate « l’incapacité de la société Gruppo Piccini » à « livrer les travaux dans les délais ». Le Cameroun court en effet contre la montre. La Confédération Africaine de Football (CAF) a donné six mois au pays des Lions Indomptables pour livrer les chantiers consignés dans le cahier de charge de la CAN 2021. Délai qui expire fin avril. Très chaud devant.

Source: Coupsfrancs.com

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