Voici le scandale qui a failli enterrer Ernest Obama

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Son arrestation a surpris plus d’un et a fait le chou gras de la presse locale pendant plusieurs semaines. Le 18 juin 2020, contre toute attente, le tonitruant Directeur général de la télévision Vision 4 Ernest Obama fut arrêté sur son lieu de travail par des hommes en uniforme. Pieds nus, il sera conduit au SED où il passera plusieurs jours. Ernest Obama était accusé dans un premier temps « détournement de fonds, d’abus de confiance et de haute trahison ». Selon une partie de la presse camerounaise, le journaliste aurait mis en colère son ancien patron avec l’annonce de la publication de son prochain livre sur Paul Biya. D’autres sources évoquent également les liens du journaliste avec des hommes politiques centrafricains opposants au président Faustin-Archange Touadéra, ami personnel d’Amougou Belinga.

Les photos de l’arrestation d’Obama dans le journal à 20 heures en ont choqué beaucoup et m’ont incité à signer Claude Assira Engoute pour un article ouvert intitulé « Ernest Obama, la justice et nous ». L’avocat et professeur d’université critique la dramatisation de l’arrestation de notre collègue. «De toute évidence, l’arrestation d’Ernest Obama défie la conscience. Personne n’est au-dessus des lois. Donc, si les crimes sont susceptibles d’être imputés à M. Obama, il est normal qu’on lui demande de se justifier. Cependant, le fait qu’il soit un journaliste controversé ne le prive en rien du droit aux garanties élémentaires reconnues par l’avocat. Comme ce journaliste ou pas, nous devons pouvoir exiger le respect de la dignité humaine en toutes circonstances. La mise en scène et les ressources utilisées pour son arrestation sont tout simplement ahurissantes et remettent sérieusement en question le fonctionnement de la justice qui semble appartenir à ceux qui peuvent en disposer à volonté », a-t-il écrit. Malgré les interventions de plusieurs hauts dignitaires du Beti, Amougou Belinga a refusé de retirer sa plainte. Le 25 juin, la Zomloa des Zomloa a écrit au procureur pour lui demander de libérer Ernest Obama pendant que les charges retenues contre lui étaient maintenues. Il est en fait libéré le lendemain. Alors qu’il était en garde à vue avec le SED, ses amis et anciens collègues se sont moqués de lui sur les plateaux de Vision 4. Dans un rapport, Bruno Bidjang a décrit son ancien patron comme un jeune « loup aux longues dents ». Perfect Ayissi et Martial Owona l’ont accusé d’empêcher le renforcement des compétences au sein de l’entreprise.

REF: www.camerounweb.com

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