« L’économie est vivante, capricieuse, têtue. Elle n’obéit qu’à ses propres lois et ne rend de comptes ni aux dirigeants ni aux dirigés » JEAN-MICHEL Bretonnier, Rédacteur en chef La Voix du Nord. Ces propos, suivis de celles de Christian Penda EkoKa rappelant que l’Economie n’est pas de la gesticulation mettent à nu la gestion de certains dirigeants camerounais.

Le FMI vient de reporter le décaissement de la 5e tranche de son appui, d’un montant de près de 50 milliards de FCFA. Selon le magazine Agence Ecofin citant les responsable du ministère des finances à Yaoundé, ce report est dû au non-paiement de sa dette par le Cameroun, «?Nous avons accusé un retard dans le paiement de certaines de nos dettes, du fait de la situation que traverse le pays et que nous connaissons tous. Ce qui a retardé le passage de notre dossier devant le Conseil d’administration du FMI?», assure une source autorisée au sein de ce ministère. Le non décaissement de cette somme aura des conséquences désastreuses sur le budget comme le relevé le magazine « Une 4 e revue non concluante aurait des conséquences en cascade sur les appuis budgétaires de certains bailleurs de fonds engagés dans l’accompagnement du pays dans la mise en œuvre de son programme économique et financier. Ce qui compromettrait une partie des 358 milliards de FCFA d’appuis budgétaires attendus cette année. » Agence Ecofin.

En Novembre 2018 au sortir des travaux avec la Commission des finances et du budget de l’Assemblée nationale, le ministre des finances Louis Paul Motaze sacralisé par certains organes de presses faisait des déclarations sur la soutenabilité de la dette du Cameroun.

« On compare la dette à votre richesse, avec le produit intérieur brut (PIB), votre capacité à rembourser la dette et je le dis encore une fois de plus, la dette du Cameroun est soutenable. La dette du Cameroun, c’est moins de 35 % du PIB… Le Cameroun paie sa dette régulièrement, il n’y a jamais eu de défaut de paiement. » Expliquait le ministre justifiant l’endettement tous azimuts pour les projets d’infrastructures « Le véritable problème est de veiller toujours à avoir la bonne dette. Si vous vous endettez pour des projets que ces derniers sont rentables alors endettez-vous tous les jours. Parce que vous aurez plusieurs projets et ces projets vont rembourser la dette. Le problème est donc la bonne ou la mauvaise dette. »

Elisabeth Huybens , directrice des Opérations de l’institution dans le pays en début d’année avait fait une sortie pour dénoncer l’immaturité des projets ,la corruption dans la passation des marchés et le retard dans la mobilisation des fonds de contrepartie qui retardait les bénéfices de ces projets. Elle avait félicité l’action du gouvernement à travers le premier ministre Yang Philemon, ce dernier avait signé un décret contre le financement des projets immatures, on pouvait lire dans l’article 4 de ce décret, « Le processus de maturation des projets d’investissement public doit être mis en œuvre de manière à couvrir tout le champ des anticipations et autres mesures préalables, dont la prise en compte est indispensable pour assurer le succès du projet ».

Source: camerounliberty.com

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