Tour de France (2e étape): la victoire et le maillot jaune pour Alaphilippe

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    « Mes sensations sont de mieux en mieux, vraiment tout va bien. » Malgré sa chute survenue samedi lors de la première étape du Tour de France, Julian Alaphilippe s’était montré rassurant à l’arrivée. Il n’avait pas bluffé. Grand animateur du Tour l’an dernier, avec deux victoires d’étapes et le maillot jaune porté pendant 14 jours, le Français a remis ça ce dimanche autour de Nice. Vainqueur au sprint de la deuxième étape devant le Suisse Marc Hirschi (Sunweb) et le Britannique Adam Yates (Mitchelton-Scott), le coureur de la Deceuninck-Quick Step a fait coup double en récupérant en prime le maillot jaune de leader grâce au jeu des bonifications.

    Il en est désormais à cinq victoires d’étapes sur le Tour depuis le début de sa carrière. Très ému, il a dédié ce nouveau succès à son père Jo décédé en juin dernier.

    Avant le show Alaphilippe, le Tour avait retrouvé un peu de calme. Après un épisode inaugural marqué par une hécatombe de chutes, dont celle de Thibaut Pinot, cette deuxième étape longue de 186 kilomètres a été bien moins agitée.

    Certains gros poissons du peloton ont toutefois connu quelques mésaventures, à l’image de Daniel Felipe Martinez (EF Pro Cycling) victime d’une chute dans la descente du Col d’Eze, et Tom Dumoulin (Jumbo-Visma), tombé à une dizaine de kilomètres de l’arrivée après avoir touché la roue d’un coureur d’Ineos. Le Colombien a franchi la ligne avec 3’38 » de retard sur Alaphilippe, le Néerlandais a lui terminé dans le même temps que le peloton.

    Sous un grand soleil, l’étape a d’abord été animée par une échappée de sept coureurs composée de Peter Sagan, Lukas Pöstlberger (Bora-Hansgrohe), Benoît Cosnefroy (Ag2r La Mondiale), Kasper Asgreen (Deceuninck-Quick Step), Toms Skujins (Trek-Segafredo), Anthony Perez (Cofidis) et Michael Gogl (NTT Pro Cycling). Sagan en a profité pour marquer des points précieux en vue du maillot vert, Cosnefroy et Perez se sont livrés une belle bataille pour le maillot à pois, mais ce groupe d’attaquants a été repris dès l’ascension du Vol d’Eze à 40 kilomètres du but.

    Vainqueur samedi et premier maillot jaune, le Norvégien Alexander Kristoff (UEA Emirates) avait lui lâché prise depuis bien longtemps, poussant la toute puissante formation Jumbo Visma de Primoz Roglic à imposer son rythme et cadenasser la course pour éviter au maximum les attaques. Il a fallu attendre l’ascension du Col des Quatre Chemins pour voir certains attaquants s’extirper du peloton. Alaphilippe a été l’un des premiers à placer une accélération tranchante, à 13 kilomètres de l’arrivée.

    Seul Hirschi, ancien champion du monde sur route chez les espoirs, est alors parvenu le suivre. Ce duo a ensuite été rejoint par Adam Yates. Mais c’est bien Alaphilippe qui a fait parler son sens de la course et sa pointe de vitesse pour l’emporter.

    Pinot, lui, a passé la journée à l’abri dans le peloton. Le leader de la Groupama-FDJ, qui a reconnu avoir vécu samedi « l’une des pires journées » de sa carrière samedi, et qui souffre notamment de traumatismes au niveau du genou et de l’épaule droite, a toutefois craint de perdre son principal lieutenant, David Gaudu. Lui aussi victime du verglas niçois, le jeune grimpeur est apparu en grande difficulté en début d’étape, avant de rassurer son équipe en se replaçant aux côtés de son leader. Il a fini l’étape à son rythme, terminant à 17’45 » d’Alaphilippe.

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    SOURCE: https://www.w24news.com

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