Nantes – Nîmes, choc de styles

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    Options de jeu différentes entre Nantes et Nîmes, qui s’affrontent ce dimanche à 15 h pour la deuxième journée de Ligue 1.

    La dernière fois que les Nîmois ont foulé la pelouse de la Beaujoire, tous les supporters nantais s’en souviennent. D’abord parce que ce soir-là, le 10 février 2019, ils avaient rendu hommage à Emiliano Sala, leur buteur disparu en avion au-dessus de la Manche alors qu’il rejoignait Cardiff, son nouveau club. Ensuite parce que les Crocos leur avaient joué un vilain tour : menés 2-0 à la mi-temps, ils s’étaient imposés 4-2. C’était encore l’époque de l’insouciance et des quatre buts à l’extérieur, comme à Angers (4-3) ou à Dijon (4-0). Comme avant, en Ligue 2, où ils marquaient partout quand ils voulaient.

    Après un pauvre deuxième semestre 2019, on dirait que Nîmes Olympique est à nouveau d’attaque. NO a d’ailleurs scoré lors de chacun de ses neuf derniers matches en Ligue 1, sa meilleure série depuis 1979 (9 entre août et octobre). Et a débuté le nouveau championnat en frappant quatre fois contre Brest (4-0). Ce que les Gardois n’avaient jamais réussi à faire de toute la saison passée !

    « En L2 puis en L1 la première année, on a marqué beaucoup de buts en mettant l’adversaire sous pression, en allant le chercher, avec une récupération haute. On avait mis ça en place avec Bernard (Blaquart), ça marchait, il faut continuer, rappelle Jérôme Arpinon. On a fait le recrutement en fonction. » L’idée n’est pas d’avoir le ballon. Elle est d’aller vite quand on l’a récupéré.

    La saison dernière, c’est Nîmes qui a eu le moins la balle en L1 (44,8 % de possession). Rebelote dimanche : 45 % de possession, ce qui n’a pas empêché un large succès. Sur les 28 journées de l’exercice précédent, les Crocos ont eu plus le ballon que l’adversaire seulement sept fois.

    Ainsi va le jeu à la nîmoise. À peu près tout le contraire du jeu à la nantaise, qui renaît avec Christian Gourcuff. Le technicien breton marche dans les traces des dogmatiques Jean-Claude Suaudeau et Raynald Denoueix. A Bordeaux, les Canaris ont eu le cuir 57 % du temps, sans toutefois parvenir à trouver l’ouverture. Ils se sont adressé 649 passes en Gironde (89 % réussies), pendant que les Gardois n’en faisaient que 362 aux Costières (74 % arrivées à destination).

    « Ils ont un jeu de passes très propre, confirme l’entraîneur nîmois. Ce sont deux styles différents. Mais nous aussi, on essaie de créer, de proposer du football. A notre manière ! » Une manière qui convient à ses joueurs, comme le défenseur Pablo Martinez : « Moi, je préfère le jeu à la nîmoise qu’à la nantaise, parce que ça me correspond mieux ! Au centre de formation, on nous inculque cette identité de ne rien lâcher, de toujours tout donner. Et les recrues qui nous ont rejoints sont pas mal aussi, comme teignes… (sourire) »

    Son coach poursuit : « On n’a pas une équipe qui puisse imposer tout le temps son jeu à l’adversaire. On s’adaptera en fonction des équipes que l’on rencontrera. Parfois, quand on ne pourra pas gagner, il faudra savoir ne pas perdre. L’important, c’est l’équilibre. Quand on a le ballon, il faut avoir en tête que l’on peut le perdre à tout moment, et donc comment on va défendre et le récupérer. Mais fermer le jeu, non, ce n’est pas dans notre nature ».

    L’entame idéale contre Brest, et la place de leader qui va avec, incitera-t-elle les Nîmois à aller encore plus de l’avant ? « On ne regarde ni en haut ni en bas du classement, précise Arpinon. On regarde devant. Depuis 2018, entre nos joueurs qui ne connaissaient pas la Ligue 1 et ceux que l’on a recrutés cette année (Roux, Reynet, Meling, Cubas), on a gagné en expérience du haut niveau. Avant, on voyait souvent les autres plus forts que nous. Aujourd’hui, on ne se surestime pas, mais on ne se sous-estime plus. »

    S’ils s’imposaient à Nantes, il ne faudrait plus les sous-estimer, non. Avec 6 points, ils auraient déjà la moitié de leur pécule de la phase aller atteinte avec 12 maigres unités à Noël. En seulement deux journées, et alors que l’été n’est pas fini…



    SOURCE: https://www.w24news.com

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