Laurent Fignon, 10 ans déjà

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    Le 31 août 2010, Laurent Fignon, représentant émérite du cyclisme français en son temps, rendait son dernier souffle, à l’âge de 50 ans, emporté par une longue maladie résultant peut-être de sa passion dévorante pour son sport.

    Pour les plus jeunes qui n’auraient peut-être pas connu Laurent Fignon, le film «La dernière échappée», avec Samuel Le Bihan jouant le rôle du cyclise français devenu consultant, témoigne des derniers mois passés sur terre par celui que le peloton et le grand public aimaient appeler «L’intello». Avec sa longue chevelure blonde et ses petites lunettes rondes, à l’époque où les casques n’étaient pas obligatoires, le champion de France 1984 était facilement reconnaissable sur les routes.

    Mais ce sont surtout ses belles victoires qui ont fait la réputation du coureur, comme sur Milan-San Remo en 1988 et 1989, ou la Flèche Wallonne en 1986. Il est aussi le dernier lauréat tricolore du Giro, en 1989, lui qui avait terminé meilleur grimpeur cinq ans plus tôt. Il est également parvenu à accrocher deux éditions de la Grande Boucle à son immense palmarès, en 1983 et 1984, mais c’est sans doute une défaite amère qui le fera passer à la postérité.

    Mais ses 13 victoires d’étapes sur les grands tours, son échec sur le Tour de France 1989 face à l’Américain Greg Lemond le fera entrer définitivement dans l’histoire, lui qui détestait pourtant tellement perdre. Le coureur de la Super U a alors le maillot jaune sur les épaules avant la dernière étape, un contre-la-montre sur les Champs-Elysées. Malade, il perd progressivement toute l’avance dont il disposait sur son rival, et abandonne le maillot jaune sur la ligne, pour seulement 8 secondes…

    Une issue dramatique, comme seul le sport peut en réserver. Reconverti consultant par la suite, Laurent Fignon avait réussi à se refaire une popularité par ce biais, lui qui avait parfois souffert d’un manque de soutien de la part du public français lorsqu’il appuyait sur les pédales. Et ses prises de position une fois sa carrière terminée, au sujet du dopage notamment, lui avaient aussi valu quelques coups. Le Français n’avait ainsi pas nié avoir eu recours au dopage (et avait aussi été contrôlé positif à deux reprises en fin de carrière), mais avait aussi incriminé ses pairs espagnols et colombiens notamment, ces derniers ayant toujours tout nié en bloc.

    Victime d’un cancer des voies digestives, diagnostiqué au printemps 2009, Fignon n’avait jamais nié que la prise de produits dopants dans sa carrière avait peut-être favorisé cette maladie. Il perdra la vie un peu plus d’un an plus tard, le 31 août 2010, après avoir malgré tout tenu bon tout au long des trois semaines du Tour de France en juillet, comme consultant sur France TV.

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    SOURCE: https://www.w24news.com

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