Ferrari à la rue: la faute à Mattia Binotto

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    Règlement de comptes entre directeurs d’écurie? Toto Wolff, celui de Mercedes, liquide en tout cas les siens avec Mattia Binotto, celui de Ferrari. «Ferrari est une marque très importante et devrait toujours courir aux avant-postes, a commenté l’Autrichien samedi soir. Les voir si loin, ce n’est pas bon pour la Formule 1. Je compatis avec tous les fans de Ferrari, et avec tous les employés de la Scuderia, ils ne méritent pas de tels résultats. Au final, il faut se demander pourquoi on en est là. Le responsable, c’est celui qui a fixé les priorités, celui qui a pris les mauvaises décisions.»

    Cette personne, que Toto Wolff ne nomme pas explicitement, c’est évidemment Mattia Binotto. Le Lausannois, qui se défile toujours de ses responsabilités, est décidément peu apprécié des autres patrons d’écurie. «Il vous ment en vous regardant en face. Vous savez qu’il vous ment, et il sait que vous le savez. Peu lui importe», confie au «Matin» un patron d’équipe qui préfère garder l’anonymat.

    Mais s’il est peu apprécié, Mattia Binotto est carrément détesté par Toto Wolff, qui a dû l’affronter lors des récentes négociations sur le renouvellement des accords commerciaux de la F1 (les «Accords Concorde», voir ci-dessous).

    Le patron de Mercedes Toto Wolff (à g., ici en discussion avec son pilote Lewis Hamilton) me ,âche pas ses mots envers son homologue de Ferrari.

    Mattia Binotto, la saison dernière, s’est lancé dans le développement d’un moteur apparemment truffé d’astuces illégales. En 2019, ce V6 avait fait merveille, les Ferrari avaient signé de nombreuses pole-positions à partir de son arrivée au Grand Prix de Belgique. Mais comme ces astuces ont été repérées et interdites par les autorités sportives, la Scuderia se retrouve désormais avec un moteur raté – sans compter un châssis SF1000 qui l’est aussi. La cata!

    La réplique aux Mercedes, lors du Grand Prix de Belgique, ne viendra effectivement pas des Ferrari: samedi, les deux monoplaces ont échoué aux 13e et 14e places de la grille de départ. Désabusé, Sebastian Vettel a avoué qu’il s’agissait là de leur véritable place dans la hiérarchie: «C’est notre vrai niveau, et c’est même plutôt une bonne surprise, lâchait l’Allemand. Après les essais de samedi matin, on craignait même d’être éliminés dès le début des qualifications, en Q1. La voiture ne peut pas faire mieux. Nous avons tout essayé avec elle, on ne progresse pas assez.»

    Charles Leclerc, après les qualifications, partageait le même désespoir: «Mon tour de qualification était bon, on est incapable de faire mieux. Il faut garder tête baissée et travailler!»

    Le problème, c’est que Monza, le week-end prochain, et le Mugello (circuit appartenant à Ferrari), celui d’après, sont deux circuits «de moteurs», où les monoplaces de la Scuderia ne devraient guère briller davantage.

    La semaine dernière, la Formule 1 a annoncé que les dix écuries avaient signé les fameux «Accords Concorde», qui les lient au sport jusqu’en 2026. L’affaire était complexe, puisqu’il s’agissait de revoir totalement le système de répartition des bénéfices de la F1, système qui avait été mis en place en 1981 par Bernie Ecclestone et qui n’avait pas beaucoup évolué depuis.

    A la place d’énormes différences entre les montants distribués aux écuries (qui allaient de 40 millions par an pour les petites équipes à plus de 180 millions pour Ferrari), les écuries recevront désormais des montants presque similaires… Sauf Ferrari, qui recevra une contribution «historique» de 40 millions de plus que les autres pour remercier la Scuderia de sa présence en F1 depuis le premier championnat, en 1950.

    Mais, alors que la société qui détient les droits commerciaux de la F1, Liberty Media, claironnait que les accords étaient renouvelés pour toutes les écuries jusqu’en 2026, Christian Horner, le patron de Red Bull, a dévoilé samedi qu’en réalité, les écuries pouvaient quitter la Formule 1 fin 2021! Une grosse nuance qui explique la signature de l’écurie Haas, qui hésitait à poursuivre.

    Red Bull a invoqué cette possibilité parce que son motoriste, Honda, n’est pas lié par ces Accords Concorde (Honda n’est pas une écurie). Le contrat de Red Bull avec Honda prenant fin en 2021, l’écurie anglaise a voulu se garder une porte de sortie, au cas où la marque japonaise décidait d’arrêter et que Red Bull se retrouvait alors sans moteur.

    L’appartement normand de Pierre Gasly à Bois-Guillaume-Bihorel, dans la banlieue de Rouen (France), a été cambriolé et saccagé lundi 17 août dernier.

    Le pilote Alpha Tauri a ainsi perdu des montres gravées à ses initiales, des bijoux, des casques, des vêtements et d’autres souvenirs de course, qui ont une énorme valeur sentimentale pour lui. «Certaines personnes sont vraiment irrespectueuses et méprisables», écrivait-il sur son compte Twitter ce jour-là.

    Pour l’instant, les malfrats n’ont pas été identifiés, mais le Français ne désespère pas retrouver une partie du butin. «Ces objets ne valent rien sur le marché, j’espère qu’on va me les rendre… Si quelqu’un a des informations, elles sont les bienvenues», a-t-il ajouté samedi.



    SOURCE: https://www.w24news.com

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